Classique
“Prouve-moi que ça ne marche pas.”
Demander aux autres de prouver qu’on a tort au lieu de prouver soi-même ce qu’on affirme.
C’est à celui qui affirme quelque chose d’apporter des preuves. Le piège consiste à demander aux autres de prouver le contraire.
“Prouve-moi que ça ne marche pas.”
“Prouve-moi que ça ne marche pas.”
“Prouve que j’ai pas triché.”
“Prouvez que cette fraude électorale n’existe pas.”
“Prouve que Dieu n’existe pas.”
“Prouve-moi qu’ils ne nous cachent rien.”
“Tant que tu ne prouves pas que ce traitement est inefficace, il reste valable.”
“Quelles preuves apportes-tu toi-même pour soutenir cette affirmation ?”
“Celui qui affirme essaie-t-il de faire porter la preuve sur l’autre ?”
Affirme(A,P)
¬Preuve(A,P)
Exige(A,Preuve(B,¬P))
∴ Maintien(P)
A affirme P sans preuve suffisante.
A exige que B prouve le contraire.
P est maintenu faute de réfutation.
L’appel à l’ignorance conclut qu’une idée est vraie faute de réfutation. L’inversion de la charge de la preuve déplace explicitement la responsabilité de prouver.
La source invérifiable repose sur une preuve inaccessible ou impossible à vérifier. L’inversion de la charge de la preuve exige que l’autre réfute l’affirmation.
La non-falsifiabilité rend une théorie impossible à tester ou réfuter. L’inversion de la charge de la preuve demande illégitimement à l’autre de prouver le contraire.