Classique
“A : « Je suis sceptique. » B : « Donc tu ne crois en rien. »”
Alias : Déformation sémantique de l’argument
Changer le sens des mots de l’autre pour rendre son idée plus facile à attaquer.
Variante de : Homme de paille
Changer le sens des mots de l’autre change aussi son idée. Le piège consiste à attaquer cette version modifiée au lieu de l’idée réelle.
“A : « Je suis sceptique. » B : « Donc tu ne crois en rien. »”
“A : « Je suis sceptique. » B : « Donc tu ne crois en rien. »”
“A : « Je veux être indépendant. » Parent : « Ah, donc tu veux faire ce que tu veux tout le temps. »”
“A : « Il faut réguler certaines plateformes. » B : « Donc tu veux censurer Internet. »”
“A : « Je suis athée. » B : « Donc tu penses que tout est permis. »”
“A : « Il faut vérifier les sources. » B : « Donc tu fais confiance aveuglément aux médias. »”
“A : « Il n’y a pas assez de preuves. » B : « Donc tu dis que ça ne marche jamais. »”
“Est-ce exactement ce que j’ai dit ?”
“Peux-tu reformuler ma position jusqu’à ce que je la reconnaisse ?”
T = S₁
Reformule(T,S₂)
S₁ ≠ S₂
∴ Attaque(P(S₂))
Le terme T avait le sens S₁.
Il est reformulé en S₂.
La critique vise S₂, pas S₁.
L’homme de paille déforme une thèse entière. L’homme de paille sémantique déforme surtout un terme central.
Le double sens exploite une ambiguïté déjà présente dans un mot. L’homme de paille sémantique impose une redéfinition caricaturale.
La redéfinition ad hoc modifie un terme pour sauver sa propre thèse. L’homme de paille sémantique modifie un terme pour attaquer celle d’autrui.