Classique
“Finalement, Jules Verne avait déjà prévu Internet.”
Relire un vieux texte avec des idées modernes pour faire croire qu’il les annonçait déjà.
Un vieux texte peut être relu de plusieurs façons après coup. Le piège consiste à faire croire qu’il annonçait déjà une découverte moderne.
“Finalement, Jules Verne avait déjà prévu Internet.”
“Finalement, Jules Verne avait déjà prévu Internet.”
“J’avais dit qu’il allait arriver quelque chose de bizarre aujourd’hui, donc je l’avais prédit.”
“Ce philosophe parlait déjà d’un ‘réseau mondial’, il avait donc anticipé les réseaux sociaux.”
“Le texte parle de ‘l’expansion des cieux’, donc il décrivait déjà l’expansion de l’univers.”
“Les pyramides montrent que les Égyptiens connaissaient déjà l’électricité moderne.”
“Les anciens parlaient d’énergies invisibles, donc ils connaissaient déjà la physique quantique.”
“Cette interprétation était-elle évidente avant la découverte moderne en question ?”
“Relit-on un texte ancien à travers des connaissances apparues beaucoup plus tard ?”
Texte(T) ∧ FormuleVague(F)
Date(M) > Date(T)
Interprète(F,M)
∴ Annonce(T,M)
Le texte T contient une formule vague F.
Le savoir moderne M apparaît.
F est relu comme M.
On conclut que T annonçait M.
Le cherry picking sélectionne certaines données favorables. Le concordisme sélectionne des passages vagues compatibles avec un savoir moderne.
Le biais de confirmation cherche ce qui confirme une croyance. Le concordisme réinterprète rétroactivement des textes anciens comme des prédictions.
L’étymologie abusive utilise l’origine d’un mot comme preuve. Le concordisme utilise une lecture rétroactive d’un texte ancien pour valider une idée moderne.